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Plan de soutien d'urgence à l'agriculture

Les conditions d'accès 
aux prêts aidés sont fixées
(mise à jour le 24 mars)

 

 

Dispositif d'accompagnement 
spécifique des agriculteurs


Les dossiers sont à déposer avant le 30 avril.

Dans le cadre du plan de soutien exceptionnel à l’agriculture (PSEA), des aides peuvent être accordées exploitations en situation fragile, dont la viabilité peut être assurée, afin de permettre la poursuite de l’activité.

Ce dispositif d'accompagnement spécifique des agriculteurs Dacs-Agri prévoit, dans la limite du plafond de 15 000 € :

− Une prise en charge d’une partie des intérêts 2010 correspondant aux prêts bancaires de l'exploitation.

− Une prise en charge d’une partie des intérêts correspondant à la restructuration des encours bancaires, à des facilités de paiement accordées par une banque qui peuvent prendre la forme d’un report de l’annuité 2010.

− Une prise en charge de cotisations sociales : les cotisations personnelles dues par les chefs d’exploitation ou l’entreprise agricole, les cotisations patronales pour l’emploi de salariés agricoles dues par les chefs d’exploitation ou l’entreprise agricole.

 

Reconnaissance des difficultés

Ce dispositif est ouvert aux exploitations viables sur lesquelles le revenu familial par actif au sein du foyer fiscal est inférieur à 1 Smic net (12.444 € par an). Ce revenu s'apprécie sur la base du revenu de l’exploitation, des ressources extérieures des actifs sur l'exploitation et des revenus des actifs ne travaillant pas sur l'exploitation, hors aides sociales. La vérification doit être opérée à partir du dernier avis d'imposition. Le respect de cette exigence est obligatoire.

La reconnaissance des difficultés des exploitations est vérifiée sur la base des derniers bilans comptables disponibles ou prévisionnels (ou du forfait notifié par les services fiscaux).

 

Un des trois critères suivants devra au minimum être respecté :

- un endettement supérieur à 50 % des fonds propres (hors foncier) de l’exploitation (ou pour le régime d'imposition forfaitaire, annuité LMT/CA au moins égale à 10 %,) ;

- une diminution de l’EBE d’au moins 15 % du dernier exercice par rapport à la moyenne des 3 exercices précédents (ou pour le régime d'imposition forfaitaire, baisse du CA d’au moins 5 %) ;

- une augmentation supérieure ou égale à 20 % de l’endettement court terme et/ou des dettes fournisseurs y compris les ouvertures de crédits fournisseurs sur le dernier exercice à comparer avec l’un des 2 exercices précédents.

 

Eligibilité du demandeur

Pour accéder à ce dispositif, le demandeur doit :

- être âgé de moins de 60 ans,

- justifier d’une capacité professionnelle suffisante : titulaire d’un diplôme ou d’un certificat de niveau IV (BTA ou Bac Pro) ou V (BPA-BEPA…) ; ou justifier de 5 années de pratique professionnelle en qualité de chef d’exploitation à titre principal ou secondaire.

- justifier de l’exercice d’une activité de production agricole, en qualité de chef d’exploitation à titre principal, et ceci depuis au moins 3 ans. Au cours de cette période, 24 mois exercés à titre secondaire peuvent être pris en compte lorsque l’agriculteur a recherché un revenu extérieur pour redresser la situation de son exploitation par ses propres moyens.

- ne pas percevoir l’un des avantages servis par un régime obligatoire d’assurance vieillesse, à l’exception d’une pension de réversion.

 

Articulation avec les autres mesures

Le Dacs-Agri n’est pas compatible avec la mesure « agriculteurs en difficulté » et avec une procédure de redressement judiciaire. En revanche, le Dacs-Agri est compatible avec les autres mesures du PSEA, seule la prise en charge des intérêts au titre d'une restructuration de la dette bancaire est incompatible avec la réalisation d'un prêt bonifié de consolidation de l'annuité 2010.

L'octroi des aides du Dacs-Agri ne fait pas obstacle à l'attribution de l'aide à la réinsertion professionnelle (ARP) à un autre actif travaillant sur l’exploitation afin que celui-ci puisse être accompagné dans sa reconversion.

 

>> Téléchargement de la Notice d'information 
      en bas de page.

 

 

 

 

 

Plan de soutien : 
Le bilan en Seine Maritime au 30 janvier

Prêts de trésorerie
▪ Nombre de dossiers déposés : 300 (estimation des banques)
▪ Montant moyen par dossier : 24 000 €
▪ Mesure accessible jusqu’au 28/02/2010

Prêts de consolidation
▪ Nombre de dossiers déposés : 60
▪ Montant moyen par dossier : 26 000 €
▪ Mesure accessible jusqu’au 15/03/2010

FAC
▪ Mesure close depuis le 15/01/2010
▪ Enveloppe disponible : 968 000 €
▪ Nombre de dossiers éligibles : 360, soit un besoin potentiel de 3,2 M€
▪ La répartition de l’enveloppe se fera début mars

Réduction des charges patronales pour les employeurs
▪ Mesure close depuis le 31/12/2009
▪ Enveloppe disponible : 277 000 €
▪ Nombre de dossiers éligibles : 60, représentant 311 ETP

 

 

 

Le plan d’urgence pour l’agriculture annoncé par le président de la république fin octobre se met en place. A noter que les demandes d’allègement des charges doivent être déposées à la DDEA au plus tard le 15 janvier 2010.

Pour toutes les mesures nécessitant des données comptables (prêts de consolidation et charges financières) il est demandé aux agriculteurs de se rapprocher de leur centre de comptabilité avant toute démarche. Un Comité de gestion départemental piloté par la DDEA et composé notamment des représentants des banques, de la Mutualité sociale agricole, des organisations professionnelles agricoles, des services fiscaux, de la Trésorerie générale et du représentant du directeur de la Banque de France, sera l’instance de concertation locale.

Par ailleurs, en cas de difficultés pour l’accès aux prêts bancaires (refus de la banque), le directeur de la Banque de France de chaque département est chargé de la médiation du crédit. Les dossiers des agriculteurs concernés seront alors examinés par la commission départementale de financement de l’économie.

 

 

Endettement et revenu

Ces prêts consistent en des prêts de reconstitution de fonds de roulement, dits prêts de trésorerie, et en des prêts bonifiés de consolidation qui permettent d’étaler le remboursement des annuités. L'aide de l'État ramène le taux d’intérêt maximum payé par l'agriculteur à 1 % pour les jeunes agriculteurs et à 1,5 % pour les autres, pour des taux initiaux de 3 %.

Cette convention détaille les conditions dans lesquelles les agriculteurs peuvent prétendre à ces crédits (voir encadré pour les détails). 

Les critères d’attribution généraux retenus sont le taux d’endettement et le niveau de revenu de l’exploitation agricole. L’ensemble de ces mesures a été notifié à la Commission européenne.

 

Médiation nationale

Pour une demande de prêt de trésorerie comme de prêt bonifié de consolidation, en cas de refus de la banque, l’agriculteur, s’il le juge injustifié, pourra saisir le médiateur national. Ce dernier va s'appuyer sur les services de la médiation du crédit, représentés au niveau départemental par le directeur de la Banque de France.

Dans les semaines qui viennent, des réunions pourront être organisées au niveau du département ou de la région, avec les services décentralisés du ministère de l’Agriculture, afin d’étudier les cas où des difficultés se présenteraient dans l’accès à ces crédits aidés. 

La prise de contact avec le médiateur se fait directement par un appel au Numéro Azur 0810 00 12 10 ou par un formulaire sur internet.

 

 

 

Les critères d’accès aux prêts aidés

- Les prêts de trésorerie : dans la limite d'un plafond d'emprunt de 30 000 euros. Pour les GAEC, ce plafond est multiplié par le nombre d'exploitations regroupées, dans la limite de trois. Ce prêt est remboursable sur 2 à 5 ans, avec possibilité d'un différé de remboursement d'un an partiel ou total. Il est demandé à la banque et accordé sur la base des pertes de trésorerie de l’exploitation. L’agriculteur a jusqu'à la fin du mois de février 2010 pour le solliciter et pourra en disposer dans un délai maximum de 15 jours après son acceptation. La banque fera alors remplir à l’agriculteur un formulaire de demande d'aide qu'elle adressera directement à FranceAgriMer, l’Office unique étant chargé de verser l'aide à l’exploitant dans un délai de 3 mois maximum.

- Les prêts bonifiés de consolidation : pour les producteurs ayant déjà sollicité ou obtenu un prêt de trésorerie (producteurs de lait par exemple) les prêts de consolidation permettent de reporter le paiement des annuités 2010 (intérêts et capital), dans la limite d'un plafond d’emprunt de 30 000 euros, remboursables sur 2 à 5 ans, avec un différé possible de remboursement d'un an total ou partiel. Pour les GAEC, ce plafond est multiplié par le nombre d'exploitations regroupées, dans la limite de 3. Pour prétendre à ce prêt, le rapport taux annuités / Excédent brut d'exploitation doit être supérieur à 60 %. Pour le calculer, il faut prendre en compte la totalité des annuités 2010 des prêts professionnels supérieurs à 2 ans. Seules les annuités non bonifiées hors foncier peuvent faire l'objet de ce prêt bonifié. Pour les agriculteurs au forfait, c'est la dégradation du chiffre d'affaires qui est retenue. L’agriculteur a jusqu'au 30 avril 2010 pour solliciter le prêt auprès de sa banque. Si elle lui accorde, le prêt est soumis par la banque à l'autorisation de la DDEA qui doit répondre dans un délai maximum de 15 jours. Dès réception de l'autorisation de la DDEA, la banque peut décaisser le prêt. Ce prêt ne peut pas être cumulé avec la mesure de prise en charge des intérêts de l'annuité 2010, prévue dans le cadre du fonds d'allègement des charges financières (FAC), d’un montant de 200 millions d’euros.

 

 

 

 

Les critères pour l’allègement de charges

L'État a aussi mis en place des dispositifs de prise en charge partielle ou totale de charges financières et sociales, qui seront inscrits dans le Projet de loi de finances rectificative (PLFR) 2010.

 

- Allègement des charges financières : L'État prend en charge des intérêts sur les échéances bonifiées ou non de prêts professionnels à long ou moyen terme, hors foncier. Les échéances se situent entre le 1er janvier et le 31 décembre 2010 et l'aide est plafonnée à 50 % de l'échéance annuelle 2010 (intérêts et capital). Cette mesure est destinée en priorité aux jeunes agriculteurs installés avec ou sans aides depuis le 27 octobre 2004 et ayant moins de 40 ans à cette date, aux récents investisseurs et aux exploitants dont l'EBE a baissé de plus de 5 % ou, pour ceux au forfait, dont le chiffre d'affaires a baissé de plus de 20 %. Les dossiers sont examinés au cas par cas par le comité de gestion départemental du plan d'urgence et l’agriculteur doit s’adresser à sa DDEA pour retirer un formulaire de demande. L'aide sera directement versée par FranceAgriMer.

 

- Prise en charge des cotisations MSA : Pour les chefs d'exploitations ou d'entreprises agricoles employeurs de main-d'œuvre les plus en difficulté (notamment en fruits et légumes, viticulture et élevage porcin). L'État finance la prise en charge de cotisations sociales patronales dues en 2009 et les années antérieures, mais impayées. Elle concerne aussi les employeurs qui ont fait l'effort de payer ces cotisations sociales au détriment d'autres créances. Les prises en charge sont accordées dans la limite de 1 800 euros par an et par employé en équivalent temps plein (ETP), et la mesure prend effet immédiatement. Les dossiers sont examinés au cas par cas par le comité de gestion départemental et les Conseils d'administration des caisses MSA valident ensuite les propositions décidées par le comité. La demande est envoyée à la Mutualité sociale agricole (MSA) à l'aide du formulaire.

 

- Accompagnement des agriculteurs les plus en difficulté : Pour des exploitations répondant à des critères précis en matière d'endettement (au moins 75 % des fonds propres, une forte baisse de rentabilité sur les trois dernières années...). Il intègre un dispositif d'accompagnement technico-économique de l'exploitation et s'appuie sur le dispositif "Agriculteurs en difficulté", dont le formulaire est téléchargeable ci dessous.

 

 

 

Téléchargement 

Demande d'aides 
Agriculteur en difficulté
 
(.pdf 52 ko)

Prise en charge des cotisations MSA  
(.pdf 145 ko)

 Fond d'allègement de charges financières  
(.pdf 64 ko)

Notice d'information du dispositif 
d'accompagnement spécifique 
des agriculteurs - DACS-AGRI
 
(.doc 30 ko)

Formulaire DACS-AGRI 
(.pdf 190 ko)

 

 

 

 

 

 



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