Les exploitations du département
La population agricole de la région
Qui peut être agriculteur ?
L'entreprise agricole
Le lait en Seine-Maritime
Les vaches
La production bovine
La filière porc
L'aviculture
Les grandes cultures du département
Le Port de Rouen

En Haute-Normandie, 
la superficie agricole utilisée 
représente 68 % du territoire du département. 
La moyenne nationale est de 54.5%.

 

Les exploitations du département

La concentration des exploitations s'est fortement accélérée depuis la mise en oeuvre de la PAC de 1992.
Au nombre de 9105, leur surface moyenne est de 46 hectares.
Les exploitations de plus de 50 hectares représentent 35% de ce nombre, ce qui fait près de 79 % de la surface agricole utilisée.
Entre 1988 et 2000, la Seine-Maritime a vu disparaître 64% des unités de 20 à 50 hectares, essentiellement au profit des exploitations de 100 hectares et plus.
En Haute-Normandie, le prix des terres est l'un des plus élevés de France, comparable à celui de l'Ile-de-France et de la Picardie.

 

 

  La population agricole de la région

En deux décennies, la population familiale agricole a perdu 40 % de ses
effectifs. Aujourd'hui, les agriculteurs représentent 2,7 % de la population
en Haute-Normandie (moyenne nationale 3,9 %).

 
 

 

  Qui peut être agriculteur ?

Deux conditions sont nécessaires pour devenir agriculteur et bénéficier des
aides à l'installation :
- avoir entre 21 et 35 ans
- avoir un BAC agricole ou un diplôme équivalent, avoir réalisé un stage
professionnel de 6 mois et avoir suivi le stage préparatoire à
l'installation.

A l'heure actuelle, l'âge moyen à l'installation est de 28 ans et
60 % des jeunes choisissent le statut de société.

Globalement, le nombre d'installations se réduit. On observe ainsi 1
installation pour 3 départs.

En 1997, 16024 exploitations agricoles étaient comptabilisées en
Haute-Normandie, contre 23329 en 1988.
Ce chiffre globalise les deux types de structures existantes : les
exploitations professionnelles (elles emploient au moins un équivalent à
temps plein) et les micro-exploitations (moins d'un équivalent temps plein).

Cette situation de diminution d'effectifs est vécue par le secteur agricole
en même temps qu'un accroissement de la productivité. (En 1997,
l'équivalent de 3 personnes à temps complet met en valeur 100 hectares.
Elles étaient 6 en 1979 et 4,6 en 1988).

 
 

 

  L'entreprise agricole

Si l'exploitation familiale est encore la structure dominante dans le
secteur agricole, une autre entité juridique tend à se développer rapidement
et à la remplacer : l'entreprise agricole. Sous cette appellation se
trouvent diverses formules sociétaires :
- EARL 32,7%
- GAEC père-fils-21,5%
- Autres GAEC 24,9%
- SCEA 12,8%
- Autres 8,1%

Le nombre d'exploitations individuelles est de 7631, (84 %). Celui des
exploitations sociétaires est de 1474 (16 %). Les exploitations sociétaires,
trois fois plus grandes que les exploitations individuelles, offrent
naturellement une appréciable réduction des charges.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Le lait en Seine-Maritime

3500 producteurs se partagent un chiffre d'affaires de 1,2 milliards de
francs (chiffre 1998). Ce chiffre place le lait en tête des productions du
département et assure à la Seine-Maritime, avec 2,6 % de la collecte
nationale, le 12e rang français.

Le département transforme néanmoins plus de lait qu'il n'en produit. Ainsi,
les organismes de transformations participent à hauteur de 8 % à la
production française de fromages et produits frais.
Ces transformations aboutissent à une production de yaourts, desserts lactés
et fromages frais. Parmi ces derniers, le fromage de Neufchâtel tient une
place privilégiée avec son Appellation d'Origine Contrôlée.

    Fiche Neufchatel

 

 

 

 

 

 

 
  Les vaches

L'effectif des bovins baisse de 13.5% au recensement 2000. A cette date, la Seine-Maritime comptait 165000 vaches. En 12 ans, l'effectif des vaches laitières a baissé de 37000 (-24%), alors que le nombre de vaches allaitantes progresse de 21000 (+76%).
La Normande reste majoritaire parmi les races laitières. Elle représentait
52% des femelles en 1997, mais sa part tend à se réduire au profit de la
Prim'Holstein.
   
  Fiche vache normande

 
 

 

  La production bovine

6500 éleveurs détiennent environ 500 000 bovins, produisant une viande
bovine principalement d'origine laitière. En effet, la vache laitière est la
première source de viande rouge, devant le boeuf. Ce dernier est
principalement de race normande. Sa viande s'apparente d'ailleurs à celle de
la vache de réforme.


 

 

  La filière porc

Une faible densité porcine caractérise le département. Ainsi, on
comptabilise 22 porcs au km2 de surface agricole utilisée. En comparaison,
la moyenne nationale est de 52 porcs/km2 (463 porcs/km2 de SAU en Bretagne).

8 % des porcs charcutiers sont commercialisés dans une démarche de
traçabilité des élevages mise en place en 1998 (charte PIG Qualité,
traçabilité).

 

  L'aviculture

La Haute Normandie se place au 15e rang national en production de poulets de chair. Cette production, avec 3240 tonnes en 1999, représente plus de la moitié de l'élevage total de volailles (dindes, dindons, coqs et poulets de réforme, pintades et autres volailles) en Seine-Maritime.

 


 


 
 

 

  Les grandes cultures du département

L'ensemble des cultures (blé, orge, pois protéagineux, betterave sucrière,
lin textile, colza, maïs grain, pomme de terre, avoine et tournesol)
représente 42 % du produit agricole haut-normand.

- Les céréales et oléoprotéagineux (Le blé - Colza - Pois)

5000 agriculteurs se partagent la production de blé, colza et de pois, avec
26 hectares de culture en moyenne.

Fiche sur le blé
Fiche sur le colza
Fiche sur le pois
Fiche sur la pomme de terre

Les trois quarts des céréales produites dans le département sont destinées à
l'exportation. 17 millions de tonnes de blé ont été exportées de France en
1998. La moitié de ce volume a transité par le port de Rouen.
   


La Seine-Maritime est le seul département à posséder deux usines de
fabrication de biocarburants. Elles produisent de l'ester de colza (le
Diester) ou de l'éthanol.

   
Fiche sur le diester

- Cultures industrielles (Lin, betteraves sucrières)

La Seine-Maritime est le 1er département français producteur de lin.
Celui-ci est cultivé dans le Pays de Caux, région qui cumule les conditions
nécessaires à une culture d'excellente qualité (terre homogène, climat
tempéré et humide).
   
Fiche sur le lin

La culture de la betterave exige elle aussi des terres riches et un climat
tempéré assez humide d'avril à septembre.
   
Fiche sur la betterave

  L'agro-alimentaire et le Port de Rouen

Il est parfois facile d’oublier la présence du Port Autonome de Rouen dans notre région. Il n’en demeure pas moins le premier port céréalier d’Europe. Cinquième port français en terme de trafic (20 à 24 Mt*), le Port Autonome de Rouen (PAR) est le premier port céréalier d’Europe (6 à 8 Mt), largement tributaire de la récolte de la zone nord Loire. Les flux se divisent en deux catégories : le trafic de transit des produits qui ne subiront pas de transformation au port (ex : céréales) et le trafic intégrant une transformation avant départ (farine, huile, etc.).
  Fiche sur le Port de Rouen

 

 

 

 

 

 

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