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Santé et L'agriculture
et la pandémie de grippe A / H1N1
Qu'est ce qu'une
pandémie grippale ?
Des
gestes simples pour limiter les risques de transmission
Quelle est la différence entre la grippe
saisonnière
et la nouvelle grippe A/H1N1 ?
Conséquences pour l'exploitation agricole
Comment se préparer ?
Envisager
des scénarios de crise
Tous les médias
évoquent en ce moment le seuil élevé d’alerte par rapport à la Grippe A /
H1N1, à travers des cas de plus en plus nombreux de personnes touchées en
France.
La préparation à
l'arrivée d'une pandémie grippale concerne l'ensemble de la société et par
conséquent toutes les exploitations agricoles de Seine Maritime.
Il est donc temps de
faire le point, sans s'alarmer, sur les conséquences humaines et économiques
d'une possible propagation du virus. L'enjeu consiste à mesurer le degré de
dépendance de l'exploitation vis à vis de l'environnement d'aval et d'amont et
d'anticiper une nouvelle gestion des stocks.
Ces conseils sont
génériques. A chacun de réfléchir à les adapter à son type de production
et à son cas personnel.
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Qu'est
ce qu'une pandémie grippale ?
Une
pandémie grippale se définit par une diffusion rapide et géographiquement
très étendue (plusieurs continents ou monde) des cas de grippe.
La
grippe est une infection respiratoire aiguë, contagieuse, d'origine virale.
Des épidémies saisonnières surviennent chaque année, avec la circulation
d'une ou plusieurs souches contre lesquelles la population possède une
certaine immunité, acquise par la vaccination ou par une circulation
passée récente. Une épidémie saisonnière hivernale peut toucher 5 à 15
% de la population.
Le
virus de la grippe se transmet très facilement d'une per sonne
à l'autre par voie respiratoire (toux ou éternuements), ou par contact
direct (mains, baiser) ou indirect (poignée de porte).
Les sujets infectés sont contagieux dès la veille de l'apparition des
premiers symptômes de la maladie et durant quatre jours environ.
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Quelle
est la différence entre la grippe saisonnière et la nouvelle grippe A/H1N1
?
Ce
virus est différent du virus de la grippe saisonnière que nous connaissons
chaque hiver. Il s’agit d’un "nouveau" virus qui se transmet d’homme
à homme et appartient à la famille A/H1N1. La population n’est pas
immunisée car elle n’a encore jamais rencontré ce nouveau virus.
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Précautions
à prendre chez soi
Il
conviendra de prendre les précautions d’hygiène habituelles, notamment
lors de la préparation des repas. Le lavage rigoureux des mains sera
primordial avant et après les préparatifs. Un malade ne devra pas, sauf
exception, cuisiner les plats qui seront ensuite servis à l’ensemble de
la famille.
Faire
ses courses
Au
plus fort de la contagion, les magasins, marchés et supermarchés
pourront être des lieux de contamination. Aussi, faire ses courses
nécessitera de prendre certaines précautions, en particulier dans les
files d’attente. Lors de vos courses, essayez autant que possible de
maintenir une distance de protection sanitaire avec les personnes autour
de vous, et ne manipulez que les produits que vous désirez réellement
acheter.
Afin
d’éviter de multiplier les trajets, il sera conseillé de grouper les
achats au maximum. S’il n’est pas justifié de constituer des stocks
de provision importants, faire ses courses alimentaires en une seule fois
pour la semaine au lieu de sortir plusieurs fois sera plus raisonnable.
Faire
des stocks ?
S’il
est toujours utile d’avoir chez soi un stock de nourriture, d’eau
embouteillée, piles, bougies, radio, etc. il ne sera pas nécessaire de
vous précipiter dans les grandes surfaces ou les magasins d’alimentation
dès l’annonce des premiers cas. L’approvisionnement des lieux de
vente alimentaire continuera à se faire dans les conditions normales. Il
se pourra néanmoins que, au plus fort de la pandémie, certains produits
soient plus difficiles à trouver, mais sans pour autant engendrer une
pénurie alimentaire.
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La
gestion des malades
Les
malades ne doivent pas se rendre à leur travail non seulement du fait de leur
état physique mais aussi du fait qu’ils sont conta gieux pour les autres. Ils
vont être absents une à deux semaines.
A
ces
malades, s’ajoutent les personnes qui ne peuvent pas se rendre à leur travail
parce qu’elles doivent prendre soin d’un proche malade ou ou pour cause de
garde d'enfants à la maison (écoles fermées). D’autres pourront être retenues chez elles du fait de restrictions dans les transports
en commun.
Cet
absentéisme élevé et les mesures prises pour limiter la contagion
perturberont l’ensemble de l’activité économique et sociale du pays.
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Conséquences
pour l’exploitation agricole
L'agriculteur
travaille beaucoup à l'extérieur et souvent seul, le risque qu'il soit
contaminé sur son exploitation est donc relativement faible.
Mais,
pour des raisons professionnelles ou personnelles, il peut être amené à
se rendre dans des endroits où il sera en contact avec un grand nombre de
personnes.
Parmi
les perturbations de l’activité économique, celles qui pourraient avoir
le plus d’impact sur l’exploitation agricole concernent les entreprises
en amont ou en aval et les transports routiers de marchandises, avec
le risque de remettre en
cause les approvisionnements en intrants ou l’écoulement de la
production.
Les
conséquences peuvent être particulièrement lourdes pour les produits dont
les possibilités de stockage sont limitées
ou qui doivent être écoulés dans des délais précis : aliments du
bétail, fruits et légumes, lait, volailles.
Des
taux d’absentéisme de l’ordre de 25 à 50 % sont envisagés au niveau
de l'ensemble de la société. Mais au sein d’une exploitation agricole
familiale avec un ou deux actifs, cela peut se traduire par un taux d’absentéisme
de 100 %, c’est à dire qu’aucun
des membres de la famille n’est en mesure de faire tourner l’exploitation
pendant une à deux semaines.
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Comment
se préparer ?
Comme
dans les autres secteurs d'activité, toutes les entreprises agricoles
doivent se préparer à assurer la continuité de leur activité pendant
cette période de vague pandémique.
Chaque
entreprise doit donc préparer un plan de continuité d'activité ayant pour
but d'assurer la protection du personnel et le maintien de l'activité de
l'entreprise.
Une
entreprise doit-elle
constituer un stock de masques ?
Les
entreprises doivent se préparer et faire face à la pandémie, par l’information
des salariés, par le respect des règles d’hygiène et de port de
masques.
Comment
construire
un plan de continuité de l’activité (PCA) ?
Toutes
les entreprises peuvent bâtir leur PCA. Dans un souci de ne pas se laisser
surprendre, il a été suggéré d’élaborer les plans de continuité sur
la base de plusieurs scénarios d’absentéisme.
Il
faut en tous cas identifier
les fonctions de l’entreprise devant être maintenues en priorité
(tâches de production, administratives, règlement des factures, suivi des effectifs...), celles pouvant
être effectuées à distance et celles pouvant être interrompues durant la
crise.
Se
réorganiser- pour produire :
Contactez
vos fournisseurs, prestataires et clients afin de savoir comment ils ont
eux-mêmes prévus le maintien de leur activité.
Repérez
des fournisseurs pouvant remplacer les fournisseurs habituels défaillants.
Réorganisez
le travail (aménagement des horaires de travail, limitation des
déplacements et réunions... ).
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Envisager
des scénarios de crise
Approvisionnement en électricité/gaz/fioul
domestique
La continuité de l’approvisionnement est
assurée en cas de pandémie sur le territoire national. Toutefois, si l’absentéisme
dépassait les 30 % - 60 % des salariés dans certains secteurs, des modes
allégés de fonctionnement seraient mis en place.
Distribution en station service : Les stations
automatisées fonctionneront normalement. Dans les petites stations
indépendantes, certaines fermetures sont à envisager. L’approvisionnement du
réseau est réalisé par le parc de camions citernes routiers, le maintien en
activité des stations est lié à la disponibilité des conducteurs routiers.
Quelle que soit la situation pandémique, EDF
adaptera son organisation du travail afin d’assurer la fourniture d’électricité
de l’ensemble de ses clients et de garantir la sécurité de ses installations
industrielles.
Une pénurie de
carburant ou de combustible
est-elle possible ?
Non. La France possède un système de stocks d’hydrocarbures
de sécurité. Ces stocks sont dimensionnés pour un fonctionnement normal de l’économie
pendant 90 jours en cas de rupture totale d’approvisionnement.
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