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A la Découverte du Havre
Grâce à Auguste Perret, l’un
des maîtres de l’architecture moderne, Le Havre est aujourd’hui
mondialement reconnu comme possédant un patrimoine architectural unique.
L’UNESCO vient en effet d’élever Le Havre au rang de patrimoine
mondial de l’Humanité. |

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Promenade dans une ville de
la modernité
Génie du béton et
avant-gardiste, Auguste Perret a reconstruit le centre ville du Havre, après la
seconde guerre mondiale, dans un style classique et moderne. Avenues
majestueuses, immeubles orientés, jardins intérieurs, colonnes à l’antique,
il y règne un sentiment d’espace et de lumière.
Le Havre a été
créée par François 1er en 1517. Port à caractère militaire, il se
développera une activité commerciale à partir du 17è siècle grâce à
Colbert. La ville connaît une forte expansion démographique et urbaine au 19è
siècle sous l’impact de la révolution industrielle et du développement du
négoce (café, tabac, coton, rhum). En 1847, le chemin de fer dessert la ville.
Avec le développement
du port et du négoce transatlantique, Le Havre devient une place de commerce
importante et la ville basse est saturée. A partir de 1852, les remparts sont
détruits car la ville devient trop petite. De nombreux quartiers
périphériques sont annexés et la ville quadruple en surface. Des voies
impériales sont édifiées sur la trace des anciens remparts (boulevard de
Strasbourg, avenue Foch, boulevard François 1er), de nouveaux bassins sont
creusés et de vastes entrepôts sont construits.
La ville gagne
rapidement les flancs de la falaise et le plateau. Les riches négociants qui
ont fait fortune dans le café ou le coton s’installent dans la partie ouest
de la falaise et les populations plus pauvres colonisent la partie située à l’est.
En 1944, l’essentiel
des équipements public et le centre ville est détruit par les bombardements
américains. Le Havre fut la ville la plus sinistrée de France lors de la
dernière guerre mondiale.
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La
consécration d’Auguste Perret
La
reconstruction des infrastructures portuaires du Havre est décrétée
priorité nationale car vitale pour la remise en route de l’économie
française. En ce qui concerne la ville, la reconstruction est confiée à
Auguste Perret qui trouvera ici le chantier permettant son entrée dans l’histoire
mondiale de l’urbanisme.
Longtemps
critiquée, la reconstruction du Havre bénéficie aujourd’hui d’un
regain d’intérêt, non seulement des écoles d’architecture et des
institutions internationales de protection du patrimoine moderne mais
également d’un public plus large.
Auguste
Perret donnera ses lettres de noblesse au béton armé et ouvre la voie à
l’architecture moderne en réalisant la synthèse entre deux courants du
19è siècle : le néogothique et le néoclassique. Il a 71 ans quand il
est nommé par le ministre en mai 1945 pour la reconstruction du Havre. Il
s’entoure de 18 architectes, anciens élèves et disciples qui
constitueront l’Atelier de Reconstruction du Havre. Quand il meurt le 25
février 1954, les plus importants îlots de la reconstruction sont
achevés mais les deux plus grands édifices que sont l’Hôtel de ville
et l’Eglise St Joseph sont encore en chantier.
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Une
valeur patrimoniale internationale
Le
Havre fut le plus grand chantier de reconstruction de France. Ce fut une
période d’innovations techniques durant laquelle la ville fut
considérée comme un laboratoire et un banc d'essai des nouveaux
procédés de construction.
Aux
lendemains de cette reconstruction, les Havrais trouvent leur ville
austère et ses qualités architecturales ne sont reconnues que dans le
milieu des architectes et historiens. Cependant, les habitants vont peu à
peu s’attacher à leur ville dont ils reconnaissent les qualités de
construction, celles de l’habitat, le confort moderne. La disposition
des volumes bâtis par rapport aux voies a été décidée de façon à
assurer à tous les appartements un ensoleillement satisfaisant, des vues
suffisamment étendues sur le paysage urbain et maritime, une bonne
pénétration de la lumière naturelle et une protection efficace contre
les vents dominants.
Pour
découvrir ce patrimoine, vous pouvez vous promener dans le centre ville
à la découverte des édifices les plus remarquables, observer les
façades, découvrir l'appartement témoin d'Auguste Perret, visiter l’Eglise
St Joseph, le Musée des Beaux Arts , la Maison de la culture, l’Hôtel
de Ville et l’espace Oscar Niemeyer
situé sur la place Gambetta
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Espace
Maritime et portuaire des Docks Vauban
Les
Docks Vauban furent construits vers 1840. Ils abritèrent longtemps les
marchandises qui firent la splendeur du commerce havrais de la révolution
industrielle à la seconde guerre mondiale.
C’est
dans ce lieu de la mémoire
havraise dans un quartier en pleine rénovation que la ville du Havre, les
associations French Line et Musée maritime
et portuaire ont choisi d’ouvrir l’Espace maritime et portuaire des Dock
Vauban.
Le
visiteur y découvre les technologies et activités économiques qui, par
leur réussite fondée sur la modernité, ont placé le havre de 1830 à
Port 2000 aux premiers rangs mondiaux.
Une
mise en scène permet de traverser un siècle et demi d’histoire : la
chasse à la baleine, l’aventure des paquebots, les infrastructures
portuaires au service de l’activité commerciale et de l’industrie, l’épopée
des navires du clipper au porte-conteneur, l’accueil du navire au port,
les métiers et savoir faire portuaires.
Des
expositions sont régulièrement organisées. En ce moment, vous pourrez
découvrir le travail des scaphandriers.
Espace
maritime et portuaire des docks Vauban – Quai Frissard – tél 02 35 24
51 00 - Mardi, mercredi, samedi et dimanche de 14h30 à 18h
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Entre
ville haute et ville basse
Le
pittoresque circuit des escaliers
Le
Havre est coupé en deux par une falaise. Avant que les grands axes
urbains ne dessinent une ville faite pour les voitures, les habitants
avaient imaginé sentes, escaliers et funiculaires pour relier la ville
haute à la ville basse.
Au
début du 18è siècle, les terrains où se situent actuellement les
escaliers sont des champs. Pour relier les deux parties de la ville, les
Havrais utilisaient des sentes qui serpentent entre les haies et les
fermes des coteaux d’Ingouville. Durant le 18è siècle et pendant le
19è, des armateurs, des industriels et commerçants sont séduits par le
site et achètent ces terres pour y construire des villas. Les escaliers
sont alors construits pour faciliter l’accès à ces propriétés. A la
fin du 19è siècle, Le Havre annexe les petits villages du plateau. De
nombreux logements sont construits sur la Côte et sur le plateau de Caux.
Les escaliers vont jouer un rôle important car les ouvriers vont les
utiliser pour se rendre à leur travail.
Après
la seconde guerre mondiale, les superbes demeures de la Côte
disparaissent peu à peu. En raison du développement automobile, la
fréquentation des escaliers diminue.
Aujourd’hui,
pour entretenir ce patrimoine de 89 escaliers, la ville du Havre
entreprend depuis plusieurs années un plan de rénovation et de mise en
valeur. Dissimulés par les murs des propriétés ou la végétation, des
dizaines d’escaliers se succèdent tous les 100 ou 200 mètres.
Un
circuit pédestre vous permettra de découvrir ces escaliers à votre
rythme. Il vous propose des haltes aux endroits intéressants comme la
Chapelle d’Ingouville, les villas bourgeoises de la rue Félix Faure ou
le funiculaire. Vous pourrez également profiter de superbes panoramas de
la ville.
L’Office
du tourisme propose une visite guidée du circuit des escaliers les
dimanches à 15 heures.
Renseignements à l’Office du tourisme : 02.32.74.04.04
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